Jeudi 26 novembre 2009
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17:36
Ayé, la grippe commence à durement sévir dans notre école (= celle où je suis 75% du temps). Aujourd'hui, les petits
fiévreux ont quitté les classes les uns après les autres et on doit être à une bonne dizaine de cas, donc la moitié avérée.
Malgré cela, tant que les profs seront vaillants (j'en suis... pour l'instant !), l'école restera ouverte pour accueillir tous les autres. Depuis que les vaccins sont là, l'inspection ne
recommande plus la fermeture des écoles ; et puis de toute façon, se faire vacciner pour qu'il agisse 3 semaines après, et qu'on se rende compte 2 ans après de tous les effets secondaires plus ou
moins nocifs qu'il apporte... très peu pour moi. Donc on résiste encore et toujours à l'envahisseur H1N1, jusqu'à quand, je n'en sais rien !
Aujourd'hui, ce n'est pas moi qui me suis fait ridiculiser devant les collègues avec des remarques sur mon bidon ou mes dents jaunes, mais une stagiaire qui est dans ma classe, jeune fille de 17
ans très sympa et efficace. Dans la cour de récréation, une petite section la frictionne pour la réchauffer (seins y compris). Du coup, la stagiaire lui dit :
" - Hey ! Touche pas mes nénés !
- Mais pourquoi t'as des nénés ?
- Ben parce que je suis une fille, toi aussi tu en auras plus tard.
- Oui, mais pourquoi tu as des PETITS nénés ? "
Mouahaha, on a bien ri. Les mots d'enfants, un vrai régal.
Je me suis aussi frittée avec une maman qui m'a passablement gonflée, et pourtant, je suis toute en retenue et overpatience (à l'école) (je précise). Déja, elle me tape sur les nerfs en général,
elle parle comme une charretière, elle décroche jamais un sourire, me réponds à mon "BONJOUR" enjoué et enthousiaste une fois sur deux, et encore, on dirait qu'elle se force, bref, voilà pour
situer. Il s'avère aussi que c'est une grande copine de la collègue dont je complète le mi-temps, tiens je vous en ai jamais parlé d'elle d'ailleurs, sûrement pour pas m'énerver et bousiller mon
clavier, mais passons - elles font des soirées filles ensemble et ma collègue dit ensuite à son fils en classe "Tu sais, on a bien rigolé avec maman" et la maman demande à son fils "Alors, t'as
fait quoi avec x aujourd'hui ?" (x = le surnom de ma collègue). Ouiiii, mais sinon mettre des limites, c'est accessoire hein. Elle me harponne donc à 16h30, pendant que je parle de la grippe avec
une maman (gentille) en me parlant de chépakoi "Ouais nan mais moi j'ai toujours pas reçu mon ticket pour le repas tartiflette blablabla" donc je lui demande de me rééxpliquer depuis le début
parce que j'y pige rien à son histoire. En fait, samedi soir, une soirée tartiflette est organisée pour tous les collègues, parents, enfants etc. (je vais y aller d'ailleurs, pleins d'anecdotes
en perspective ! Yeah) et les parents devaient payer pour recevoir le ticket. Elle m'explique (de manière indélicate bien entendu) qu'elle a donné le paiment à E. mardi (E : ma collègue, je
fais le jeudi et vendredi) pendant "qu'elle fumait sa clope derrière la cour" mais qu'elle a toujours pas reçu le ticket, donc je lui dis que peut-être E. n'a pas encore transmis le paiement, et
que j'essaierai de m'informer et LÀ, malgré ma bonne volonté, elle me réponds "OUAIS NAN mais c'est PAS MON PROBLEME, j'ai donné à une maitresse, je vais pas repayer" - "Grmmblblblblb..... OUI
ben c'est PAS MON PROBLEME NON PLUS dans ce cas là, c'est pas à moi de superviser E. et de vérifier si elle fait bien son travail" (ce qui n'est d'ailleurs pas le cas). Fin de la discussion.
Putain de merde. Raah je suis énervée.
Heureusement, demain y'a un anniversaire à fêter, je pourrai me goinfrer de gâteau (en attendant la tartiflette de samedi soir).